Bons plans

Se passer d’un syndic et participer à la gestion de sa copropriété pour faire des économies

syndic-benevolePour les propriétaires de résidences, occupant ou non-occupants les charges de copropriété représente un poids de plus en plus important et qui devraient continuer à augmenter plus vites que l’inflation ces années à venir.

Pour rappel, ces charges sont destinées à couvrir les frais de gestion du syndic, l’assurance des bâtiments et l’eau.
Cependant on remarque beaucoup que le syndic n’est pas toujours efficace pour assurer les gestions de copropriétés (sécurité, entretien, ménage…) et que leur contrat est souvent cher payé. Facturations abusives de prestations particulières, opacité des comptes, manque de réactivité ou d’implication…Bref, les raisons pour se détourner des professionnels du secteur ne manquent pas.

Quelle solution à cela ? Comme de nombreux copropriétaires, vous pouvez assumer vous-même la gestion de votre immeuble et vous en tirerez un avantage financier très intéressant. On ne connait pas les statistiques mais ce qui est sûr c’est que cette activité prend de l’ampleur.

La loi du 16 mars 1967 prévoit que tout copropriétaire a la possibilité de prendre en charge la gestion de la copropriété, à la place du syndic professionnel.

Si passer par un syndic bénévole permet d’être autonome dans la gestion de la copropriété et de réaliser ainsi d’importantes économies, l’exercice n’est pas toujours simple, en particulier quand le nombre de lots commence à devenir assez importants. On parle surtout de bénévolat quand il s’agit de petites copropriétés (moins de 20 lots). Cela facilité la coordinations entre les copropriétaires.
Au-delà de ce nombre, la mission est difficilement compatible avec une activité professionnelle. De plus, il est préférable de ne pas vous porter candidat dans le cas ou la copropriété aurait des dettes. Il est aussi conseillé aussi d’avoir été membre actif de votre conseil syndical. Assurez-vous également de la bonne entente entre copropriétaires.

L’élection du syndic bénévole s’effectue le jour de l’assemblée générale annuelle dans les mêmes conditions que celle d’un syndic professionnel (majorité des voix). Le syndic bénévole peut demander une petite rétribution (qui s’élève à une poignée d’euros de l’heure).

Assurer cette fonction peut être compliqué mais vous pouvez toutefois solliciter de l’aide auprès des associations, comme l’ANCC, l’ARC ou l’UNPI. Elles sont là pour vous aider dans votre mission, en échange d’une adhésion annuelle. C’est surtout au début de vos nouvelles fonctions que leur assistance vous sera précieuse; en effet il vous faudra récupérer tout un tas de documents auprès du syndic professionnel : archives, comptabilité et trésorerie de la copropriété.

Ce dernier a un mois au plus pour transmettre la comptabilité au nouveau syndic, bien que beaucoup ne respectent pas ce délais légal.

Voici quelques formalités indispensables : ouvrir un compte au nom de la copropriété et souscrire une assurance responsabilité civile qui vous protégera en cas de gestion défectueuse. Si votre syndic bénévole souhaite être couvert en cas d’action judiciaire, il doit aussi penser à une garantie protection juridique.

Cette souscription d’assurance se décide à l’assemblée générale. Elle couvre notamment les frais d’avocat et d’huissier. En cas de litige, les tribunaux se montrent toujours plus cléments envers un syndic bénévole qu’envers un syndic professionnel.
Passé ces premières étapes, vous pouvez bénéficier pour pas cher des formations sur la comptabilité, la gestion des comptes et l’administratif.

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